le bureau

21 novembre 2008

La Grange - SANCERRE (18 )

INFOS : la décadence beaujolienne continue...mais là on risque de boire du bourgogne!!!
 
Encore des concerts !!

Cédric

Petite Musique, c'est quoi ? Sébastien


Par Sébastien
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Déjà pas évident de parler de son frère sans y mettre le conflit, la tension, la violence, la passion, le parti pris et la mauvaise foi dont se nourrit l'affection dans une fratrie. Si en plus le frère en question c'est Cédric, on est pas rendus, parce que le frangin se pose là niveau paradoxes.  Vrai gentil, faux incrédule, il est indulgent dans le fond mais pour la forme tu te gratteras. Drôle de tyran dont tout le monde cherche la compagnie.
 Point de vue métaphysiquo-cosmogono-mesburnes ce n'est ni l'optimiste rouleau compresseur qu'il voudrait bien paraître, ni le pessimiste qu'il peut sembler être (Ni l'un ni l'autre puisque le futur lui échappe plus encore que le passé; les gens bien fouttus sont comme ça, ils sont presqu'incapables de sortir du présent, et comme ils s'en portent bien ils y deviennent rétifs.) lorsqu'il se met à râler - cette impression est renforcée par le niveau  sonore et le nombre de mots qu'il met dans ses grogneries. Je me demande même dans quelle mesure il n'y mettrait pas quelque gourmandise.
Cédric aime le conflit, les situations de crise, les plans Orsec, les mesures d'urgence, tu vois, tous ces trucs contre lesquels il faut se battre, ça le stimule,  à tel point  d'ailleurs  qu'il  peut les provoquer lui même s'il n'a rien à se mettre sous la dent. 
 Apétit d'ogre, soif inaltérable, et une langue, une langue... Philosophe de rue  infatigable, réfractaire à l'utilisation du mot exact, il pratique le cuir et la généralisation pour défendre, en crachant des flammes et en générant des tempêtes de ses bras-oliennes,  des  idées  changeantes  taillées dans la masse,  contradictoires au possible,  bruyantes,  fatig...non,rien,hum hum...
 Ca y est, tu cernes un peu mieux l'engin ? Celui qui a un talent fou pour trouver des musiques qui me font écrire, qui est sûr de lui parce que ça donne confiance, qui fonce pour avoir plus de chances, si jamais le mur est au bout, de le démolir. Celui qui méprise et associe  la fatigue, la tristesse, la lenteur et la poésie,  mais qui  aime  immédiatement  ces  êtres croisés, ces poèmes humains. Celui qui ne ralentit pas, qui rassure d'autant plus qu'il aboit fort.
  Celui qui, indécis convaincu, me coupe la parole depuis trente ans...
   Ce grand frère qui me surprendra toujours.